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His Highness

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GOOD OLD REBEL

 

 

 

 

 

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 02:03

 

 

Ce qu´il faut dire de fadaises

Pour voir enfin du fond de son lit

Un soutien-gorge sur une chaise

Une paire de bas sur un tapis ♪♫

 

 

 

S'il est bien une figure mythique du Libertin,

C'est bien celle-ci, de l'Homme libre par excellence,

Libre de toutes attaches, dont celle du mariage, même s'il promet et épouse à tour de bras pour séduire.

 

Né en terres espagnoles au XV è siècle,

Sa légende se propage grâce aux collèges religieux qui, en vu de l'édification des masses et de les moraliser, peignent un horrible débauché qui sera à la fin bien puni par la Justice Divine.

 

Passant par l'Italie, il intégrera la Commedia dell'Arte qui lui comptabilisera mille et trois femmes,

Cette dernière l'amenant dans ses bagages à Paris,

Molière alors lui apportera un quartier de noblesse supplémentaire,

 

 

 

   

Dom Juan ou le Festin de Pierre – Molière

 

 

Il est à remarquer que du temps de feu l'ORTF en 1965 l'on pouvait encore produire de grandes et belles choses,

Avec Claude Brasseur et Michel Piccoli

 

 

 

Nous lui devons également un Fragonard,

Mais de Alexandre-Évariste, le fils de Jean-Honoré,

 

 

Dom Juan Fragonard-01

 

 

 

Si au XIX è siècle, le romantisme s'est plu à le transformer en libertin repenti,

Baudelaire nous le ressuscite en Homme Libre qui défie Dieu jusqu'aux Enfers,

 

Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine

Et lorsqu'il eut donné son obole à Charon,

Un sombre mendiant, l’œil fier comme Antisthène,

D'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron.

 

Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes,

Des femmes se tordaient sous le noir firmament,

Et, comme un grand troupeau de victimes offertes,

Derrière lui traînaient un long mugissement.

 

Sganarelle en riant lui réclamait ses gages,

Tandis que Don Luis avec un doigt tremblant

Montrait à tous les morts errant sur les rivages

Le fils audacieux qui railla son front blanc.

 

Frissonnant sous son deuil, la chaste et maigre Elvire,

Près de l'époux perfide et qui fut son amant,

Semblait lui réclamer un suprême sourire

Où brillât la douceur de son premier serment.

 

Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre

Se tenait à la barre et coupait le flot noir,

Mais le calme héros, courbé sur sa rapière,

Regardait le sillage et ne daignait rien voir.

 

 

 

Puisqu'il fallait se jouer des codes,

Roger Vadim lui fait porter jupons,

Nous peignant une femme libre,

Et quelle Femme Libre !

 

Dom Juan 73

 

 

 

 

Nous ne pouvions oublier son apothéose, au sens Romain du terme,

Son admission au sein de l'Olympe,

 

Sur un livret de Da Ponte,

Mozart lui fait alors toucher l'ordre du divin.

 

 

 

Don Giovanni – Mozart – Vienne 1990

Claudio Abbado à la baguette

Avec le monumental Rugerro Raimondi

 

 

 

 

ADDENDUM & BONUS TRACK

 

Mes copines de ch'val de chez MACHOLAND me signalent que j'avais faillis oublier

Le grand Claude Nougaro,

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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Published by Baudricourt - dans CULTURE
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commentaires

Baudricourt 20/10/2014 09:20

merci

jean-marie Trapp 20/10/2014 00:39

salut ! je sais, ça fait un moment. Je dois reconnaitre que tu fais du bon boulot et que cela doit te prendre du temps !
Je trouve dommage ce peut de commentaire, mais voilà, n'est-ce pas aussi un peu de ta faute ? un commentaire, c'est un échange, un dialogue entre l'auteur et le lecteur... chose que j'ai regretté
en écrivant un livre, sans avoir les moyens de savoir ce qu'en pensaient les autres, et surtout leur critiques (qui ne doivent surtout pas être que flatteries) ! tu m'as bien dit que tu n'est pas
(causeur), mais il y a des limites (hi, hi) pas tant de gens prennent le temps de laisser des commentaires, et je pense qu'il faut les encourager. Bon, ne pas non plus tomber dans l'exagération
contraire... et désolé, je ne peux pas te faire de la pub, n'étant sur aucun réseaux sociaux et ne les appréciant pas du tout !!
alors, voilà, je lis la plupart de tes articles, que j'apprécie et maintenant, pour moi, je sais que la seule récompense pour celui qui fait quelque chose, c'est d'avoir des commentaires. Bonne
semaine
Amicalement Jean-Marie